La Médecine du Putois

Spectacle en lien avec l’invisible

Prendre en charge et montrer, agressivement si besoin, sa compétence.

Béatrice Courtois

La Médecine du Putois est un spectacle construit sur un récit autobiographique. C’est l’histoire d’une mère qui met au monde un enfant différent. Elle se retrouve d’une part confrontée aux normes limitantes de la société : le rappel incessant de la différence de son enfant par le corps médical et enseignant, la lourdeur administrative, la violence quotidienne et banalisée.

Elle est d’autre part mise face à ses propres limites : quelle peur et quelle culpabilité lorsqu’on vous dit que votre enfant ne saura jamais lire. Dès lors, elle va chercher des réponses ailleurs que dans la peur et le jugement, faire fondre sa carapace et accéder à une ouverture d’esprit et de cœur.

Elle engage alors un questionnement sur sa lignée des femmes et le récit théâtral se transforme en rituel chamanique de soin collectif.

Ecriture : Béatrice Courtois

Mise en scène et jeu : Béatrice Courtois et Maud Leroy

Création Musicale : Arnaud Lefin

Femme Médecine : Maud Leroy

Création Lumière : Juliette Delfosse

Régie lumière : Coline Monfait

Régie son : Samuel Allain

Broderie-illustration : Carolina Sepulveda

Chargée de production : Marion Galon

Collaboration artistique : Christophe Carassou, Patrice Quétin, Pascaline Verrier

Production : Compagnie Etrange Été / Collectif Bette Davis

Coproduction : Le Vivat, association pour le développement culturel en Armentières

François Sarano dans Le Retour de Moby Dick

SORCIÈRES!

Impromptu musical pour deux femmes et un chaudron

Tremblez! Tremblez, les sorcières sont revenues!

Nous sommes les petites filles des sorcières que vous n’avez pas réussi à bruler…

Si vous êtes une femme et que vous osez regarder à l’intérieur de vous-même alors vous êtes une sorcière.

La sorcière incarne la femme affranchie de toutes les dominations, de toutes les limitations. De la sacrée sorcière de Roald Dahl, à celle de Madeleine Miller, de la Circée de l’Odyssée au Bal des Folles de Victoria Mas en passant par Mona Chollet, mettons nos pas dans ceux des femmes libres pour constater ce qui est advenu et décider de ce qui adviendra…

Jetons un sort pour améliorer notre sort !!!

Lecture pensée par :
Béatrice COURTOIS
Maud LEROY
Interprétation et musique :
Béatrice COURTOIS
Maud LEROY
Arnaud LEFIN
Régie générale :
Nicolas GENESTIN
Durée 50 minutes
Tout public à partir de 12 ans

Tremblez ! Tremblez, les sorcières sont revenues !

Il arrivait dans la région
L’Inquisiteur
C’était un homme passionné,
L’Inquisiteur
Il voulait sauver l’humanité,
Pauvres pécheurs
De l’Eternelle Damnation
Alors attention
Ils sont venus la prendre, la nuit
Ils l’ont traînée par la chevelure
Jusqu’à la chambre de torture…

Rita Mitsouko – La Sorcière et l’Inquisiteur

Note d’intention

Avant de devenir un stimulant pour l’imagination ou un titre honorifique, le mot « sorcière » a été la pire des marques d’infamie, l’imputation mensongère qui a valu la torture et la mort à des dizaines de milliers de femmes : avoir un corps de femme pouvait suffire à faire de vous une suspecte. Plus largement, toute tête féminine qui dépassait pouvait susciter des vocations de chasseur de sorcières. Répondre à un voisin, parler haut, avoir un fort caractère ou une sexualité un peu trop libre, être une gêneuse d’une quelconque manière suffisait à vous mettre en danger. Dans une logique familière aux femmes de toutes les époques, chaque comportement et son contraire pouvaient se retourner contre vous : il était suspect de manquer la messe trop souvent, mais il était suspect aussi de ne jamais la manquer ; suspect de se réunir régulièrement avec des amies, mais aussi de mener une vie trop solitaire…

L’épreuve du bain le résume bien :

La femme était jetée à l’eau : si elle coulait, elle était innocente, si elle flottait elle était une sorcière et devait donc être exécutée.

Revisitons ensemble au travers de textes, de chansons et de sortilèges, l’histoire de celles qu’on qualifiait de « sorcières ». La chasse qui leur était faite, pour voir aujourd’hui comment sont accueillies celles qui parlent haut et fort, celles qui ne sont pas mères, celles qui ont dépassé 40 ans et qui laissent leur chevelure blanche libre de voler, ou pas, celles qui se tournant en elles-mêmes entendent la vibration cosmique.

On apporte les souricières, les souricières et le gruyère
– cliqueticlac et clac et clac, les ressorts cliquettent et claquent,
c’est le plus mélodieux des bruits :
pour une sorcière quelle symphonie !!
Les petits cadavres des anciens marmots forment des piles de deux mètres de haut ;
les maîtresses cherchent dans les coins où sont cachés les galopins ;
les maîtres balayent les souris, sur les trottoirs quelle histoire !
Quand à nous les sorcières nous crions youpiiiiiii !
Et salut la compagnie !

Sacrées sorcière – Roald Dahl

Résurrection de la Femme Sauvage

Deux contes musicaux

Clarissa Pinkola Estès

Nous vous présentons deux contes musicaux extraits de
« Femmes qui courent avec les loups » de Clarissa Pinkola Estès.

La Femme Squelette : une femme est jetée dans la mer. Elle y reste jusqu’à ce qu’un homme la pêche… Ou pour que l’Amour continue d’exister chacun se doit d’accepter les cycles Vie/Mort/Vie.

Ces deux légendes ancestrales issues de la tradition orale des populations natives inuites racontent l’empêchement du féminin et sa très grande ressource. La Terre Mère, la Voie Sauvage et toutes les Relations qui guident et soutiennent sont convoquées dans ces histoires. Ainsi la Médecine du Conte œuvre au déploiement du féminin et à l’ouverture du coeur de chacun.

La Femme Phoque : un homme capture une femme en lui dérobant l’essentiel. L’histoire qui suit est celle du retour chez soi, du retour au chez soi sauvage, à la maison de l’âme.

Avec Béatrice courtois – Maud Leroy

Musique : Arnaud Lefin

Durée : 45 minutes

Tout public à partir de 12 ans

La Cabane Contée

Vous avez envie de réentendre « Les trois petits cochon », « Babayaga », « Hansel et Gretel » ou encore « Boucles d’or » ? Venez les redécouvrir avec Manolo le taureau, qui vous attend le sabot luisant ; Scarlett la caniche qui se fera un plaisir de vous offrir une guimauve ; Zip le singe qui vous fera un numéro de mentaliste, et enfin Johnny le chien qui poussera pour vous la chansonnette !

« Les trois petits cochons je les ai bien connus, c’était mes voisins… Un peu délurés, un peu
encochonnés, un peu saucissonnés les jambonneux… J’étais aussi un bon copain de leur mère. »

Manolo le Taureau conteur

Nous vous proposons de venir entendre l’histoire que vous aurez choisie, dans un espace créé, dédié à cinq spectateurs maximum.

Lectures pensées par Béatrice
COURTOIS, Maud LEROY
Interprétation Béatrice COURTOIS,
Maud LEROY
Régisseur général : Nicolas GENESTIN

Tout public à partir de 6 ans
Durée : cette performance dure quinze
minutes et peut être renouvelée pendant deux heures.

Le Plus P’tit Concert du Monde

Boule à facettes, espace VIP et anecdotes croustillantes, nous avons tous rêvé d’assister à un concert privé… Aujourd’hui le rêve devient réalité ! Le jour où Le Plus P’tit Concert du Monde s’installe sur votre territoire, prenez rendez-vous avec Mikael Jackson, Céline Dion, ou encore Stromae, et soyez à l’heure ! Peut-être aurez-vous la chance de partager une coupette avec l’artiste, qui sait…

Avec
Béatrice COURTOIS – Arnaud LEFIN – Maud LEROY
Régisseur général : Nicolas GENESTIN


Tout public, avec une jauge de cinq personnes maximum à la fois
Durée : cette performance dure vingt minutes et peut être renouvelée pendant
deux heures.

Voyage sonore et olfactif

Plus on grandit, plus l’espace et le temps du rêve se réduisent.
Plus on grandit, plus il faut s’intégrer dans le rythme effréné de la réalité ordinaire, celle qui exige d’aller vite, d’être efficace, de réussir, de s’oublier au profit de ce qui est demandé.

STOP!

Bienvenue aux jaillissements de l’imaginaire, à la décroissance, à l’espace sans sollicitation et au retour du sensoriel . Entrez dans notre cocon, allongez-vous confortablement, fermez les yeux, nous vous emmenons dans les profondeurs le temps d’un voyage sonore et olfactif. La musique commence, les vocalises suivent, et la rencontre sensorielle advient.

Avec

Béatrice COURTOIS – Arnaud LEFIN – Maud LEROY

Régisseur général : Nicolas GENESTIN

Tout public, avec une jauge de cinq personnes maximum à la fois

Durée : cette performance dure vingt minutes et peut être renouvelée pendant deux heures.

MISS

Une performance pour deux femmes et un poulet

MISS est une forme hybride sur le rapport genré. En tirant le fil de l’idéal féminin, nous avons créé une forme mêlant le chant, la danse et l’interprétation de texte, afin de porter un propos engagé avec fantaisie et jubilation, dans un rapport direct au public. Par la confrontation d’écritures :

– une classique (Antoinette Deshoulières),

– une contemporaine (Carole Thibaut), et la nôtre, se dégage un historique du rapport féminin/ masculin engageant une réflexion sur clichés et le rapport à l’autre dans ses limites.

Que reste t-il du sujet lorsqu’il n’est, de tous temps, que
projections et objet du désir des autres ?
Qu’est-ce que le féminin, où se situe le masculin ?
Qui joue le jeu de quoi ?
Quelle liberté lorsqu’on se conforme encore et toujours ?
Et si l’assignation à un genre n’était qu’une fiction dont il fallait s’affranchir ?

Textes : Béatrice Courtois, Maud Leroy, Carole Thibaut, Antoinette Deshoulières

Mise en scène, scénographie, interprétation : Béatrice Courtois et Maud Leroy

Création lumières : Marie-Jo Dupré

Musique : Arnaud Lefin

Régie générale : Nicolas Génestin

Durée : 1h10

Tout public à partir de 14 ans

La vie est absurde

Steve Tesich – Karoo

Libre adaptation pour la scène, de Karoo, roman de Steve Tesich

Lecture du spectacle en cours de production

« Karoo » est l’histoire d’une chute.

Une chute vertigineuse pleine de cynisme et d’humour.

La chute d’un héros sans âme au sein d’un monde qui a perdu depuis longtemps la

sienne.

Karoo est le symptôme d’un temps qui ne se porte pas bien. Un temps où l’art est gangréné, où le divertissement et la consommation dominent. Où on confond la sincérité avec le déploiement grossier de l’intimité devant des inconnus. Saul Karoo est un produit de la société, il va à peu près aussi mal qu’elle. On l’accompagne de façon enivrante dans sa chute, alors que lui-même n’atteint pas l’ivresse. Karoo est un hymne à la vie qui passe ; et qui passe parfois mal. La vie est absurde, et il est inutile de chercher des réponses.

Lecture pensée par :
Béatrice Courtois
Avec :
Fabrice Gaillard,
Nicolas Génestin
Stéphane Hervé
Maud Leroy

La plus forte

D’August Strindberg

Règlement de compte le soir de Noël, soirée cadeaux au vitriol !

Deux amies, deux comédiennes se retrouvent et font table rase. Pendant une
demi-heure, Madame X va provoquer madame Y qui restera muette. Tout y passe, le professionnel, le personnel, l’intime. Deuxième demi-heure, deuxième round et bascule de l’espace. Madame Y lui rend la monnaie de sa pièce. Ce n’est pas à coup de crochet du gauche ou d’uppercut que ça se règle non, mais bien à coup de mots, âpres, violents, souffrants.
Variation sur un même thème : on souffre, on se le dit, se le chuchote, se le chante, se le hurle, se le cogne, se l’envoie à travers les gencives, en tout cas on se le répète comme toutes les choses qui jamais ne se règlent.

A l’heure où tout et n’importe quoi se dit, la scène est là, immuable, pour nous rappeler la valeur de la parole, dont chaque mot vaut pour ce qu’il est, et pèse son poids de chair et de sang. Car les mots tuent, et nous sommes responsables de nos mots autant que de nos actes.

Mise en scène :
Maud Leroy

Texte : August Strinberg, traduction Georges Perros

Avec :
Béatrice Courtois et Maud Leroy

Scénographie et costumes :
Charlotte Villermet

Lumières et régie générale :
Juliette Delfosse

Production : compagnie Versus / Coproduction : le Grand Bleu
Avec le soutien de Filage

Durée : 1h15
Tout public à partir de 14 ans.

Fantomette

Qui est donc cette justicière masquée, cette fameuse Fantômette ? Personne ne connaît sa véritable identité. Nul ne l’a jamais vue… On ne sait d’elle qu’une chose : elle agit toujours seule, la nuit. Mais alors, qui est-elle, le jour ? C’est la question qui intrigue les trois jeunes écolières de Framboisy, Françoise, Boulotte et Ficelle. Elles en viennent même à se demander si Fantômette ne serait pas…l’une d’entre elles. Mais laquelle ?

C‘est seule en scène avec une guitare électrique, un micro et un clavier enchanteur que Béatrice Courtois nous emmène dans les aventures de cette héroïne qui a fait vibrer des générations d’enfants.